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 les épouses du prophète (saws)

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oumou ranya
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MessageSujet: les épouses du prophète (saws)   Ven 10 Mar - 1:12

Les femmes qu'a épousées le Prophète Salla Allahou Alaïhi wa Sallam Ce sont les suivantes par ordre chronologique :
1/ Khadidja Bint Khouwaïlide.
2/ Sawda Bint Zamâa.
3/ Aïcha Bint Abi
Bakr Assaddique.
4/ Hafsa Bint Omar Ibn Al khattab Al Adawiya.
5/ Zaïneb Bint Khouzayma Al Hilaliya.
6/ Oum Salama Hind Bint Abi Oumayya Ibn Al Moughira Al Makhzoumiya.
7/ Zaïneb Bint Djahche Al Assadiya.
8/ Djouwayriya Bint Al Hareth Al Khouzâaïya.
9/ Rayhana Bint Zaïd Ibn Amre Al Qoradiya.
10/ Oum Habiba Ramla Bint Abi Soufiane Al Amawiya.
11/ Safiya Bint Houwaye Ibn Akhtab An Nadhiriya.
12/ Maïmouna Bint Al Hareth Al Hilaliya.

Le Prophète Salla Allahou Alaïhi wa Sallam est mort et a laissé neuf veuves qui sont : Sawda, Aïcha, Hafsa, Oum Salama, Zaïneb Bint Djahche, Oum Habiba, Djouwayria, Safiya et Maïmouna. Concernant les références ou ouvrages qui mentionnent cela, nous vous citons deux œuvres : 1/ Tafsir Al Kourtoubi : voir la sourate 33/ verset 28. 2/ Zad Al Maâd: d'Ibn Al Kayam Al Djawziya: tome 1/ page 105. ALLAH Le Très Haut Sait mieux






Les Femmes du Prophète

Les épouses du Messager de Dieu sont les mères des Croyants.Ce sont elles les croyantes ,les musulmanes ,les pleines d'humble dévotion à Dieu ,les repentantes et celles qui se consacrent entièrement à son Adoration.Le Prophète les a épousées vierges ou veuves..Elles arrivèrent au sommet de la gloire ,obtinrent la satisfaction de Dieu et de son Messager et devinrent un modèle que toute musulmane devrait suivre.Elles se sont purifiées des souillures de l'ère antéislamique.
Khadija

Le moyen de subsistance des qoraychites était le commerce.Khadija bint Khowaylid appartenait aux banou Asad Ibn Abd Al-ozza Ibn Qasiy.Elle était riche et spéculait avec son argent par l'intermédiaire de quelques hommes qui avaient gagné sa confiance.Quand elle écouta parler de l'honnêteté du messager d'Allah et de sa loyauté (on le nommait Al amin ,c'est-à-dire le loyal ) ,elle l'appela chez elle ,et lui proposa de voyager en Syrie pour faire du commerce.Elle lui promit de le payer plus qu'elle ne paya les autres hommes qui travaillèrent pour elle.Le messager d'Allah accepta ,et voyagea avec le serviteur de Khadija ,Maysara.Il fit ses négoces et retourna avec de grands bénéfices.


Maysara vit pendant ce voyage beaucoup de bénédictions du Prophète ,et comment Allah l'avait honoré.Quand il arriva en Syrie ,il s'assit sous un arbre près de l'ermitage d'un moine qui dit à Maysara : "Personne ne s'assoit sous cet arbre ,si ce n'est un Prophète.Maysara voyait le messager d'Allah ,protégé de la chaleur du soleil ,sans ombrelle ,voyageant sur son chameau.-


Lorsque Maysara retourna chez Khadija ,et l'informa de ce qu'il eut vu des bénédictions du Prophète ,elle appela Mohammed et lui dit : " Oh cousin ! Je te désire à cause des liens familiaux qui nous attachent ,et à cause de ta loyauté et de ta sincérité. "


Khadija était une femme désirable grâce à la noblesse de son lignage et sa grande valeur parmi son peuple.Le Prophète exposa l'affaire à ses oncles qui consentirent .


Ils allèrent chez elle et contractèrent leur mariage.Khadija était âgée de 40 ans ,et le Prophète de 25 ans.Le Prophète ne contracta aucun autre mariage durant sa vie conjugale avec Khadija.Elle mourut trois années avant l'hégire.Elle lui donna tous ses fils à l'exception de Ibrahim.Leur premier fils était Al-qsim ,du nom duquel on a surnommé le messager d'Allah (saw).Puis Zainab ,Roqayya ,Oum Kalthoum ,Fatima ,et Abdullah qu'on a surnommé At-tayyib et At-tahir.


Khadija ,avant d'épouser Mohammad était mariée avec un homme appelé Abou Hala ,à qui elle donna un fils nommé Hana.



Les autres épouses du Prophète

Quelques jours après la mort de Khadija ,le Prophète se maria avec :

- Sawda bint Zam' a al -'amiriyya Al -qorachiyya .Elle était parmi les premiers croyants .Elle immigra avec son mari en Ab-y-ssinie ,lors de la deuxième hégire.De retour ,il mourut ,alors ,le Prophète l'épousa .C'est elle qui céda le jour qu'elle consacrait au Prophète à A-icha

- puis il contracta les fiançailles avec A-icha bint Abou Bakr As -siddiq (à eux la satisfaction d'Allah).C'était sa femme la plus aimée parmi ses épouses .Elle était la plus savante parmi les femmes de la communauté .Les grands compagnons du Prophète cherchèrent ses opinions et la consultèrent .Jamais le Prophète ne reçut la révélation dans le lit d'une femme ,sinon A-icha


- Le Prophèteépousa Hafsa bint Omar Ibn Al-Khattab.


- Puis ,il se maria avec Zaynab bint Khozayma Ibn Al-Harith al-qaysiyya qui mourut deux mois après le mariage.


- Le messager d'Allahépousa alors Oum Salama ,Hind bint Abou Omayya al-qorachiyya al-makhzoumiyya.


- Après ,il se maria avec Zaynab bint Jahch ,des banou Asad ibn Khozayma ,


- puis avec Jowayriya bint Al -Harith ,des banou Al-mostaliq .Elle était parmi les captifs des banou Al - mostaliq .Après l'avoir libérée ,le Prophète l'épousa pour encourager les musulmans à faire comme lui .Ils libérèrent ainsi toutes les femmes qu'ils avaient capturées ,des banou Al -mostailq ,par respect à l'alliance du mariage qui se noua dès lors entre le messager d'Allah et les banou Al -mostaliq qui se convertirent à l'Islam sans exception .Il n'y a pas parmi les femmes ,une ,qui ,comme Jowayriya ,apporta un si grand bonheur à sa communauté.

- puis avec Safiyya bint Hayy Ibn Akhtab ,le chef de banou An-nadir.


- Il épousa aussi Maymouna bint Al -Harith Al -hilaliyya qui était la dernière femme avec laquelle il contracta un mariage .


Le Prophète mourut et laissa neuf veuves :


Aicha , Hafsa ,Zainab bint Jahch ,Oum Salama ,Saffiyya ,Oum Habiba ,Maymouna ,Sawda et Jowayria.


La première femme qui mourut après lui fut Zaynab bint Jahch ,et la deuxième Oum Salama.

Le messager d'Allahavait quatre concubines ,parmi lesquelles Maria Al-qibtiyya (la copte) ,et c'est elle qui lui


Donna son fils Ibrahim qui mourut avant le sevrage ,la deuxième année après l'hégire.


Conclusion

Les versets du Coran ont affirmé la noblesse des épouses du Prophète et leur supériorité sur le reste des femme.Cette noblesse n'est pas due à leur famille ,ou à leur pouvoir ,ou à leurs richesses ,ou à leur beauté.


Elles n'étaient pas toutes au plus haut degré de ces considérations mais on les a honorées à cause de leur position dans cette première société islamique.


Le Coran a voulu montrer le haut degré de leur moralité et leur influence sur leur société qu'on considère comme le premier noyau de toutes les sociétés islamiques à venir.


Dieu exalté a dit :

"Le Prophète est plus digne de l'amour et de l'obéissance des Croyants que leurs propres personnes.


Ses épouses sont leurs mères et les parents sont plus dignes d'hériter les uns des autres que ceux qui n'ont d'autre lien que leur qualité de Croyants et de réfugiés de la Mecque ;à moins que vous ne fassiez quelque honnête donation à vos protégés et cela est inscrit dans le Livre ".( 33/6 )


Elles sont pour eux un bon exemple à suivre .Ils gagnent beaucoup à avoir leur conduite et à tirer leçon de leur façon de supporter les peines de la vie et de résoudre ses problèmes.


Le verset peut aussi faire sentir le don que Dieu leur a accordé de pouvoir supporter les charges de mères des Croyants.


Dieu exalté a dit :

" O femmes du Prophète !Vous n'êtes pas comme le commun des femmes si vous êtes pieuses .Ne parlez pas (aux hommes)sur un ton soumis(à force d'être aimable)car cela pourrait susciter la convoitise de celui qui a quelque maladie au cœur ,mais parlez sur un ton franc et net. "(33/32 )


Il a dit aussi :

" Restez dans vos maisons et n'étalez pas coquettement votre beauté à la manière de l'ancienne anarchie antéislamique .Pratiquez scrupuleusement la prière ,donnez l'aumône légale et obéissez à Dieu et à son messager.


Dieu ne veut que vous débarrasser de toute souillure ,Ö gens de la maison (du Prophète)et veut vous purifier à fond ". (33/33)


" Gardez en mémoire ce qu'on récite dans vos maisons comme versets de Dieu et sagesse.


Dieu est infiniment Doux et parfaitement Informé. " (33/34)


Leurs responsabilités étaient donc plus lourdes.Elles prirent part avec le Messager de Dieuà la bataille du renouvellement propageant la vertu et dissipant les nuages du vice en obéissant à Dieu et à son Messager et en exhortant les gens à consolider toujours plus les bases de l'Islam en tant que culte et champ d'action

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MessageSujet: khadija   Ven 10 Mar - 1:31

radiallahanha:

Khadîja bint Khuwaylid, surnommée « Tâhira » (la pure), était mecquoise de la tribu Asad.



Elle était veuve et avait trois enfants de deux précédents mariages :

Un garçon, Hind, qui fut parmi les premiers musulmans. Il participa notamment à la bataille de Badr.
Il fit partie de ceux qui furent tués lors de la bataille du Chameau au début du califat de Ali .

Et deux filles, l'une prénommée Hala et l'autre Hind, comme son frère.

Lors de son mariage avec le Prophète - Que la Paix et la Bénédiction soient sur lui - Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle] avait environ quarante ans. On la disait belle. Elle partageait son temps entre ses enfants et ses affaires.

Riche commerçante à la Mecque, elle fut amenée à confier à Muhammad le transport par caravanes de ses marchandises vers la Syrie.

Elle eut ainsi l'occasion d'apprécier la manière dont il s'acquittait de chacune de ses missions et elle lui accorda de plus en plus sa confiance, puis son amitié et son affection.

Muhammad avait alors autour de vingt-cinq ans. La Révélation n'avait pas encore commencé. Cependant, il jouissait déjà de la considération et du respect de ses concitoyens, en raison de ses belles qualités morales et de ses bonnes manières. Il était surnommé « Al-Amîn » !

On faisait souvent appel à lui pour régler des différents. En particulier, au moment de la reconstruction de la Ka'bâ.



Bien qu'il ait été pauvre, nous constatons que Muhammad avant même l'avènement de l'Islam - était un personnage qui se distinguait déjà de ses concitoyens. Quant à Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle] nous savons qu'elle avait déjà repoussé de nombreuses demandes en mariage émanant, pour la plupart, de notables de la ville.

Elle donnait à penser qu'elle ne souhaitait pas se remarier. Il semble, cependant, qu'elle ait été sensible aux nombreuses qualités de Muhammad et qu'elle se soit prise pour lui d'un tendre attachement, puisqu'elle s'en confia à une amie, Nufaysa, qui s'arrangea pour parler à Muhammad . Voici ce qui nous est rapporté de cette conversation :



« Tu es de bonne famille et réputé pour ton bon caractère ; tu es assez âgé ; aussi, pourquoi ne songes-tu pas à te marier ? » Ce à quoi, il répondit qu'il n'avait pas les moyens d'entretenir une famille.
« Mais, si tu trouves une épouse qui soit riche, belle et de bonne famille ? »
« Qui peut-elle être ? »
« Khadîja ! »
« Impossible, des notables de la ville l'ont recherchée et elle les a refusés. »
« Si cette proposition te convient, laisse-moi arranger cette affaire ! »


Muhammad comprit d'où venait une telle confiance. Effectivement, quelque temps plus tard, alors qu'il avait donné son accord, c'est Khadîja qui fixa elle-même la date de leur mariage. Celui-ci eut lieu en l'an 595, soit quinze années avant que ne parvienne au Prophète la première Révélation du Coran. Le jour du mariage, Muhamrnad se rendit chez elle avec un de ses oncles, Abû Tâlib.

On nous rapporte que Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle], qui n'avait plus son père, n'avait pas osé demander l'avis de son oncle, Amr ibn Asad, craignant sans doute une objection de sa part à propos de la modestie des moyens du futur époux.

Elle le laissa s'enivrer et lorsque Muhammad arriva pour présenter sa demande officielle, Abû Tâlib, son oncle, put tranquillement formuler la demande et vanter tout à loisir les qualités de Muhammad . Il fut appuyé en cela par un cousin de Khadîja, Waraqa ibn Nawfal, qui déclara également soutenir la demande en mariage. Comme l'oncle de Khadîja ne manifesta aucune objection, il fut admis qu'il avait donné son accord.

suite.....

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Ven 10 Mar - 1:32

Les invités mangèrent des dattes et du sucre. Dans la soirée, l'oncle de Khadîja, reprenant ses sens, ne put que constater que le mariage avait été célébré et laissa Muhammad emmener son épouse chez lui.

Un repas fut servi à l'arrivée de Khadîja dans la maison d'Abû Tâlib, suivant la coutume. On évalue à environ 200 le nombre d'invités qui participèrent au repas de noces.

Après un court délai, les époux allèrent habiter dans la maison de Khadîja. C'était en l'an 595 - 28 ans avant l' Hégire -

Les avis divergent à propos de la dot que Muhammad remit à son épouse lors du mariage :

- selon Ibn Hishâm, ce serait vingt chamelles ;

- selon Ibn Habîb, ce serait douze onces d'argent - représentant 480 dirhams -

À moins qu'elle ne reçût à la fois les 20 chamelles et les 12 onces d'argent !



La vie du couple fut très heureuse et paisible avant le début de la Révélation du Coran.

Ensuite, lorsque celle-ci fut rendue publique, ils eurent à supporter ensemble toutes les souffrances résultant des persécutions infligées aux musulmans. On nous rapporte que Muhammad aimait tendrement sa femme, ce qui est plusieurs fois souligné par des ahadîth que nous devons à Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle]. De son côté, Khadîja fut une épouse aimante.

Elle fut la première à le soutenir durant leurs grandes épreuves. C'est elle en particulier qui le réconforta lorsqu'il reçut la première Révélation. En effet, il en fut si inquiet qu'il craignit un moment d'être le jouet du diable, ou de perdre la raison. C'est elle encore qui le consola lorsqu'il se crut abandonné de Dieu, parce que la Révélation avait cessé pendant quelque temps.


« [...] Ton Seigneur ne t'a pas abandonné [...] » [ Sourate 93, verset 3 ]



Il n'épousa aucune autre femme pendant les vingt-cinq ans que dura leur union, alors que la polygamie était pratique courante et ne faisait alors l'objet d'aucune réglementation.

En dix années, Khadîja donna sept enfants à Muhammad , et ils élevèrent ensemble les enfants que Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle] avait eus avant leur mariage et ceux issus de leur union avec la même affection.


Nous savons que les trois garçons - Qâssim qui valut au Prophète le surnom de « Abû al-Qâssim » (le père de Qâssim), Tahib et Tahir - sont morts en bas âge, avant la période islamique.

Les quatre filles, Zaynab, Ruqaya, Um Kalthûm et Fâtima [qu'Allah soit satisfait d'elles] vécurent toutes jusqu'au delà de la Révélation et furent parmi les premières musulmanes.

Cependant, trois d'entre elles moururent avant leur père ; seule Fâtima [qu'Allah soit satisfait d'elle] lui survécut quelque temps, tous ses autres enfants étant morts avant lui.

Après son mariage avec Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle], le Prophète s'occupait de commerce pour son compte et gagnait suffisamment pour subvenir aux besoins de sa famille. Il continuait en outre à veiller aux affaires de Khadîja, qui - suivant la coutume mecquoise - avait conservé la propriété de ses biens après son mariage.

Nous évoquons ici une période où l'Islam n'avait pas encore fait son apparition et où les gens de la Mecque étaient, pour leur très grande majorité, des idolâtres. Il s'écoula de nombreuses années ainsi. Ce n'est que lorsqu'il eut atteint l'âge de quarante ans que se produisit la première Révélation du Coran.
suite....

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Ven 10 Mar - 1:33

À cette occasion, on nous rapporte qu'il fut saisi d'une grande frayeur et vint se confier à Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle], l'épouse, la confidente, l'amie, lui racontant ce qui lui arrivait, craignant de devenir fou ou d'être l'objet d'une machination diabolique. On nous rapporte qu'elle le consola ainsi :

« N'aies pas peur ! Dieu ne te mettra jamais à mal. Dieu ne te fera que du bien car tu aides tes proches, tu soutiens ta famille, tu gagnes honnêtement ta vie, tu maintiens les autres dans la droiture, tu donnes asile aux orphelins, tu dis la vérité, tu ne t'appropries pas frauduleusement les dépôts, tu secours ceux qui n'ont rien, tu fais du bien aux pauvres et tu traites tout le monde avec courtoisie. » [ Rapporté par Al Boukhari ]

Khadîja accueillit l'évènement avec beaucoup de sérénité. Puis, les révélations se répétèrent et les rencontres avec l'Ange Gabriel se produisaient, pas seulement lorsqu'il était dans la Grotte, mais également dans d'autres lieux, même chez lui lorsqu'il était auprès d'elle.

Vint le temps où l'Ange Gabriel transmit au Prophète l'ordre divin consistant à rendre public le Message de Dieu et donc de faire connaître les versets révélés jusqu'alors. Le Prophète commença par ses proches, et nous savons que Khadîja fut la première à prononcer la shahâda : « Nulle divinité digne d'adoration exepté Allah et Muhammad est Son Envoyé. » Elle fut la première femme à embrasser l'Islam.

Un jour, l'Ange Gabriel est venu apprendre au Prophète le rituel de la purification et de la prière. Il demanda de l'eau et lui enseigna la manière de pratiquer la purification rituelle par l'ablution. Ensuite, il lui enseigna le rituel de la prière en se plaçant devant lui. Il fit deux cycles (raka'a) que le Prophète répéta après lui. Khadîja accomplit à son tour la prière après le Prophète .

On nous rapporte que 'Ali , fils d'Abû Tâlib, recueilli par le Prophète lors d'une période de famine et élevé par lui, et qui avait environ sept ans, entra à cet instant. Avant de prononcer lui-même la shahâda, il pensa d'abord aller consulter son père, puis se ravisa et y renonça, jugeant - avec une maturité surprenante pour son âge - que Dieu avait plus de droit sur Ses Créatures que son propre père n'en pouvait avoir sur lui. Il prononça donc la shahâda et accomplit une prière de deux rak'a à son tour. L'Ange Gabriel les quitta après. Bien entendu, la Révélation du Coran n'en était qu'à ses débuts. Elle dura jusqu'à la mort du Prophète quelque vingt-trois ans plus tard.


Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle] en raison de sa personnalité et de sa réputation à la Mecque - apporta une aide considérable au Prophète , en particulier dans les premiers temps de sa mission. Le Prophète a dit, à son propos : " Elle a eu confiance en moi lorsque les autres ne m'ont pas cru. Elle a mis ses biens à ma disposition pour la cause de l'Islam. "

En effet, non seulement elle lui donna sa confiance, mais lui apporta son soutien sans réserve et mit de surcroît ses biens à la disposition de l'Islam. On nous rapporte qu'en outre, elle fut à l'origine de la conversion de quelques-uns de ses parents. Ce sont d'ailleurs certains de ses cousins qui firent parvenir des vivres à la famille du Prophète lorsqu'ils furent exilés, et ce, en prenant de grands risques.

Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle] subit l'exil dans le désert au moment du boycottage. Épuisée par les souffrances et les privations, elle tomba malade. Le Prophète la soigna et l'assista jusqu'à ses derniers instants. [Bukhârî et Muslim]

Elle mourut le 10 ème jour du mois de Ramadan de l'an 620 (à peu près trois ans avant l'Hégire). Elle était âgée d'environ soixante-cinq ans.

Le Prophète l'enterra lui-même. Ce fut une perte cruelle pour lui car il aimait tendrement son épouse. Il perdit, en même temps, son oncle et protecteur, Abû Tâlib. Désormais, il se retrouvait très seul.

À propos de Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle], un certain nombre de ahadîth nous ont été rapportés. En voici quelques-uns.

Le Prophète a dit : " La meilleure des femmes au monde a été Marie; la meilleure des femmes de ma Communauté a été ma première Épouse Khadîja." [ Rapporté par Al-Bouhkari].

Selon une autre version :

« Les éminentes femmes du Paradis sont Marie, fille de Imran, Assia, fille de Mezahem, femme de Pharaon. Khadîja, fille de Khuwaylid, et Fâtima, fille de Muhammad. » [ Rapporté par Ahmed et Hakim]

Le Prophète bien qu'elle fût morte depuis de longues années déjà, parlait encore d'elle avec beaucoup d'affection. Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle] nous rapporte que, lorsqu'il égorgeait un mouton, il en envoyait une part aux amies de Khadîja.

Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle] a dit encore : « Je n'ai jamais été aussi jalouse d'une femme comme je l'ai été de Khadîja. »

Le Prophète Muhammad avait été chargé de lui annoncer : « Elle aurait, au Paradis, une maison de nacre et qu'elle n'y serait troublée par aucun bruit.» Ou, selon une autre version : « [...] d'où seraient exclus la fatigue et les cris. »

Qu'Allah soit satisfait de notre Mère Khadîja.
fin

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Ven 10 Mar - 1:43



Le Prophète se retrouvait désormais seul, qui plus est, éprouvé par la perte des deux personnes qui l'aimaient et le soutenaient vraiment. Il dut songer à se remarier. Il avait, en effet, de lourdes responsabilités à l'égard de sa communauté et il fallait bien que quelqu'un de confiance le seconde dans sa maison auprès de sa famille.

Il prit donc une épouse d'un certain âge possédant une expérience et une maturité certaines.

Sawda [qu'Allah soit satisfait d'elle] était mecquoise. Fille de Zam'a ibn Kais, elle avait été mariée avec As-Sukran ibn Amru. Elle fut parmi les premières femmes à devenir musulmane et fut à l'origine de la conversion de son mari, As-Sukran.

En raison des persécutions infligées aux fidèles de la nouvelle religion, certains émigrèrent pour se rendre en Abyssinie où le Négus, roi de ce pays, leur fit un excellent accueil et les protégea de leurs poursuivants mecquois, refusant de les leur restituer.

Sawda et son mari avaient été du premier groupe qui avait émigré. Avec eux, se trouvaient un des frères de Sawda et un de ses cousins, également convertis et qui avaient aussi émigré.

Le mari de Sawda, dont on nous rapporte qu'il aurait apostasié, mourut, et elle se retrouva veuve, peu avant la mort de Khadîja. Elle fit preuve de beaucoup de courage et de fermeté dans ces circonstances. Elle revint bientôt à la Mecque.

Une femme de la Mecque parmi les premières à avoir embrassé l'Islam, Khawla, se rendit un jour auprès du Prophète, après la mort de Khadîja [qu'Allah soit satisfait d'elle], et lui suggéra de prendre une nouvelle épouse « ... soit une jeune fille, soit une veuve », et lui proposa notamment de demander la main de Sawda qui était son amie et avec laquelle elle avait émigré en Abyssinie.

Le Prophète, qui avait été impressionné par la force et la fermeté de cette femme de cinquante ans, la demanda en mariage, lui témoignant ainsi de son estime. En même temps qu'il trouvait une épouse pour veiller sur sa maison, il offrait à cette femme une famille, un soutien.

Le mariage eut lieu au mois de Shawwâl de l'an 3 avant l'Hégire, plusieurs mois après la mort de Khadîja, peu après le voyage à Ta'if. La dot que reçut Sawda s'éleva à 400 dirhams. Fervente dans sa foi, elle fut honorée par cette distinction. Elle fut une épouse très attentive et dévouée auprès de la famille.



En raison de ses origines modestes, les membres de sa tribu furent également honorés que Sawda ait été distinguée pour devenir l'épouse du Prophète, lui-même issu d'une famille noble de la Mecque. Nombreux se convertirent à cette occasion, convaincus par le message de l'Islam et séduits par la simplicité du Prophète.



Sawda [qu'Allah soit satisfait d'elle] fut une grande amie pour certaines des autres épouses dont nous parlerons plus loin, en particulier pour Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle] qui était encore jeune lors de son entrée dans la maison de l'Envoyé d'Allah. Plus tard, elle retrouva parmi les Mères des Croyants certaines de celles avec lesquelles elle avait émigré.

Nous savons qu'elle accompagnait le Prophète lors du pèlerinage de l'Adieu. Durant la nuit de Muzdalifa, elle demanda la permission de retourner vers Mina avant la grande foule du matin, car elle avait du mal à se déplacer en raison de son poids. Le Prophète l'y autorisa.



C'est Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle] qui nous parle le mieux d'elle, car sa personnalité très discrète, presque effacée, et cependant efficace, n'a pas donné lieu à d'aussi nombreuses observations que pour certaines autres épouses. Nous savons, cependant, qu'elle était agréable de compagnie et très charitable. Elle faisait parfois rire le Prophète.

Ainsi, Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle] a dit à son sujet : « Je n'ai guère connu de femme à laquelle j'aurais aimé ressembler autant que Sawda. » [Rapporté par Muslim]

Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle] nous rapporte encore que : « Lorsque Sawda eut atteint un certain âge, elle m'a cédé sa nuit avec l'Envoyé d'Allah. » [Rapporté par Muslim]

L'Envoyé d'Allah assignait à chacune de ses épouses une journée avec la nuit correspondante. Sawda [qu'Allah soit satisfait d'elle] avait fait don de son jour à Aisha pour se rendre agréable au Prophète. Au moment de la révélation du verset de l'option, elle avait choisi de demeurer Mère des Croyants, mais elle avait renoncé aux visites conjugales de l'Envoyé d'Allah.

Le Prophète avait permis aux femmes de sortir, en disant à Sawda [qu'Allah soit satisfait d'elle] : « II vous est permis de sortir de vos maisons pour votre besogne. » [Tafsîr lbn Kathîr]

Après la disparition de Muhammad, Sawda n'accomplit plus aucun voyage, et demeura chez elle. Elle renonça même à se rendre en pèlerinage à la Mecque. Elle avait auparavant accompagné le Prophète pour le pèlerinage et pour la 'Umra.

Un jour, elle dit au Prophète : « J'ai prié derrière toi cette nuit. Tu es resté dans la prosternation (si longtemps) que j'ai bouché mon nez de peur qu'il ne saigne. »

Toujours selon Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle], quelques-unes des épouses avaient posé la question : « Quelle sera celle d'entre nous qui sera la plus prompte à te rejoindre après ta mort ? » - « Celle dont la main est la plus large », répondit-il.

Elles prirent un roseau pour mesurer les mains de chacune et ce fut Sawda [qu'Allah soit satisfait d'elle] qui avait la main la plus large. Plus tard, elles comprirent que lorsque le Prophète leur avait parlé de la « largeur de la main », il avait voulu parler de celle qui était la plus généreuse et qui faisait le plus d'aumônes !

Précisément, Sawda donnait tout ce qu'elle possédait. Aisha nous rapporte qu'elle était très généreuse.

Or, d'après ce qui est rapporté, Sawda fut l'une des plus promptes des Mères des Croyants à mourir après la disparition du Prophète. Et c'était, aux dires mêmes des Mères des Croyants, elle qui aimait le plus faire l'aumône avec Zaynab bint Jahsh.

On croit savoir qu'elle est morte en l'an 24 de l'Hégire, vers la fin du califat de 'Umar . Elle devait avoir entre soixante-dix et soixante-quinze ans.

Toutefois, selon une autre source, on trouve qu'elle serait morte en 54 de l'Hégire ; il faudrait alors en conclure qu'elle aurait été âgée de plus de cent ans. Mais, si elle devait être avec Zaynab, la plus prompte à rejoindre le Prophète, nous nous trouvons devant une contradiction. Allah est le plus Savant.

Elle fut enterrée dans le cimetière des femmes de Médine.

Elle légua son appartement à Aisha [qu'Allah soit satisfait d'elle], sa grande amie. En effet, leurs appartements étaient mitoyens et cela permit à Aisha d'agrandir le sien qui était devenu petit après l'enterrement du Prophète dans sa chambre, à l'endroit même où il avait rendu le dernier souffle.



Qu'Allah soit satisfait de Sawda. radiallahanha

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Jeu 30 Mar - 20:41

Maymûnah Bint Al-Hârith, que Dieu l’agrée

La Mère des Croyants

Maymûnah Bint Al-Hârith Ibn Hazn des Banû Hilâl - qu’Allâh l’agrée - épousa le Prophète - paix et bénédiction sur lui - en l’an 7 après l’Hégire, alors que le Prophète avait soixante ans et qu’elle en avait trente-six. Elle était la veuve d’Abû Ruhm Ibn `Abd Al-`Uzzâ. Sa sœur, Umm Al-Fadl Lubâbah, était la mère de `Abdullâh Ibn `Abbâs, le cousin du Prophète et un des ses plus sages compagnons. Umm Al-Fadl faisait partie des premiers Compagnons du Prophète. On dit qu’elle fut la première femme à embrasser l’islam après Khadîjah.

Une fois, Abû Lahab, l’ennemi d’Allâh et de son Messager, pénétra dans la maison de son frère, Al-`Abbâs, et agressa son esclave, Abû Rafi, pour s’être converti à l’Islam. Abû Lahab le frappa et le fit tomber à terre, il s’agenouilla sur lui, puis continua à le frapper. Umm Al-Fadl saisit un bâton et le fracassa sur la tête d’Abû Lahab disant : " Vas-tu le maltraiter parce que son maître est absent ? ". Il fut empli de honte et mourut une semaine plus tard.

La Mère des Croyants, Zaynab Bint Khuzaymah, était également sa demi-sœur. Parmi ses autres sœurs, il y avait Asmâ’ Bint `Umays, la femme de Ja`far Ibn Abî Tâlib, qui épousa plus tard Abû Bakr, et Salmâ Bint `Umays, la femme de Hamzah, le " Lion d’Allah ". Ses sœurs germaines (issues du même père et de la même mère) étaient Lubâbah , Asmâ’, Salmâ et Salâmah. Ainsi Maymunah faisait-elle partie des " Ahlul-Bayt ", (" les gens de la maison "), non seulement parce qu’elle était une épouse du Prophète - paix et bénédiction sur lui - mais également parce qu’elle était une de ses parentes. Zayd Ibn Arqam rapporte que le Prophète - paix et bénédiction sur lui - a dit : " Je t’implore Allah en faveur des gens de ma maison ! " trois fois. Zayd demanda qui étaient les gens de sa maison, et il répondit - paix et bénédiction sur lui : " La famille de `Alî Ibn Abî Tâlib, la famille de Ja`far Ibn Abî Tâlib, la famille de `Aqîl Ibn Abî Tâlib et la famille d’Al-`Abbâs Ibn `Abd Al-Muttalib. "

Maymûnah, ou Burrah de son prénom de naissance, était désireuse d’épouser le Prophète - paix et bénédiction sur lui. [2] Elle alla trouver sa sœur Umm Al-Fadl pour lui en parler et celle-ci, à son tour, en parla à son mari, Al-`Abbâs. Al Abbas alla directement trouver le Prophète - paix et bénédiction sur lui - avec l’offre de mariage de Maymûnah et sa proposition fut acceptée. Quand la bonne nouvelle lui parvint, elle était sur un chameau. Elle descendit immédiatement et dit : " Le chameau et ce qu’il porte sont pour le Messager d’Allah. " Ils se marièrent durant le mois de Shawwâl de l’an 7 après l’Hégire, juste après que les musulmans de Médine aient obtenu la permission de visiter la Mecque sous les conditions du traité d’Al-Hudaybiyah, afin d’effectuer la `umrah (le petit pélerinage). Ace propos, Allah fit descendre ce verset :

"...Ainsi que toute femme croyante qui se serait donnée au Prophète pourvu que le Prophète ait voulu l’épouser. Ceci est un privilège qui t’es accordé, à l’exclusion des autres croyants." (Les factions, verset 50).

Le Prophète lui donna le nom Maymûnah qui signifie bénie. Elle vécut pendant trois ans avec le Prophète jusqu’à sa mort. Elle était de très bonne nature et s’entendait bien avec tout le monde, et aucune querelle ou mésentente avec les autres femmes du Prophète - paix et bénédiction sur lui - ne fut relatée à son sujet. `Aï shah dit à son sujet : "Parmi nous, elle était celle qui craignait le plus Allâh - Exalté soit-Il - et elle faisait le maximum pour maintenir les liens de parenté." Ce fut dans sa chambre que le Prophète - paix et bénédiction sur lui - commença à sentir les effets de sa maladie finale. Il demanda ensuite la permission à ses femmes de rester dans la chambre d’Aishah pendant cette période.

Après la mort du Prophète - paix et bénédiction sur lui - Maymûnah continua à vivre à Médine pendant quatorze autres années. Elle mourut à l’âge de quatre-vingts ans, en 51 après l’Hégire, étant la dernière épouse du Prophète - paix et bénédiction sur lui - à décéder. Elle demanda à être enterrée à l’endroit où elle avait épousé le Prophète - paix et bénédiction sur lui, à Saraf, et sa requête fut entendue. On rapporte qu’à ses funérailles, Ibn `Abbâs dit : "Ce fut la femme du Messager d’Allah - paix et bénédiction sur lui - alors, lorsque que vous la soulèverez, ne la secouez pas et ne soyez pas trop brutaux, mais soyez doux." Il est également rapporté par Ibn `Abbâs qu’il fut une nuit l’invité de Maymûnah - qui était sa tante - et du Prophète - paix et bénédiction sur lui. Ils dormirent sur leur couche dans le sens de la longueur, et lui dormit au bout, en travers. Après qu’ils aient tous dormi un moment, le Prophète - paix et bénédiction sur lui - se leva pour accomplir la prière du tahajjud (prière nocturne surérogatoire) et Ibn `Abbâs se joignit à lui.

Ils firent tous deux leurs ablutions et la prière de onze rak`ât, puis se couchèrent à nouveau jusqu’à l’aube. Bilâl fit l’appel à la prière et le Prophète fit deux autres rak`ât courtes avant de se rendre à la mosquée pour guider la prière de l’aube.

Ibn `Abbâs dit qu’une des invocations que le Prophète - paix et bénédiction sur lui - fit durant cette nuit fut : " Ô Allah, introduit la lumière dans mon cœur, ma langue, mon ouïe, ma vue, derrière moi, devant moi, à ma droite, à ma gauche, au dessus et en dessous de moi ; introduit la lumière dans mes tendons, ma chair, mon sang, mes cheveux et ma peau ; introduit la lumière dans mon âme et rend la lumière abondante pour moi ; accorde moi la lumière."

Il est communément reconnu que ce fut après le mariage du Prophète - paix et bénédiction sur lui - avec Maymûnah, ce qui lui faisait neuf femmes (`Aishah, Sawdah, Umm Habîbah, Hafsah, Umm Salamah, Zaynab Bint Jahsh, Juwayriyyah, Safiyyah et Maymûnah), que le verset suivant fut révélé : "Il ne t’est plus permis de changer d’épouses ni de prendre d’autres femmes, en dehors de tes esclaves même si tu es charmé par la beauté de certaines d’entre elles. Dieu voit parfaitement toutes choses." (Les factions, verset 52)

Après cela, le Prophète - paix et bénédiction sur lui - ne se maria plus jamais. Cependant, lorsqu’un souverain chrétien, ou le Muqawqis d’Egypte lui envoya deux femmes esclaves qui étaient sœurs en guise de cadeau (en réponse à une lettre du Prophète les invitant à embrasser l’Islam), accompagnées d’un beau vêtement et de quelques médicaments, le Prophète accepta une des deux filles, Maria, dans son foyer : il donna sa sœur Serene à un homme qu’il souhaitait honorer, à savoir Hassân Ibn Thâbit. Il accepta le vêtement, et renvoya les médicaments avec le message : " Ma sunnah est mon médicament ! " Ceci eut lieu en l’an 7 après l’Hégire.

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Jeu 30 Mar - 20:43

Â’ishah Bint Abî Bakr, que Dieu l’agrée

La Mère des Croyants

La vie de `Â’ishah est la preuve qu’une femme peut être bien plus instruite qu’un homme et qu’elle peut être le professeur de savants et d’experts. Sa vie montre aussi qu’une femme peut exercer une influence sur les hommes et les femmes et leur apporter l’inspiration et l’union. Sa vie est enfin la preuve que cette même femme peut être complètement féminine et être une source de plaisir, de joie et de réconfort pour son mari.

Elle ne fut diplômée d’aucune université car il n’y avait pas d’universités à cette époque. Cependant, ses discours sont étudiées dans les facultés de littérature, ses déclarations juridiques sont étudiées dans les Ecoles de Droit et sa vie ainsi que ses œuvres sont étudiées par des étudiants et des enseignants en Histoire Islamique depuis un millier d’années.

L’essentiel de ses vastes connaissances fût acquis alors qu’elle était encore jeune. Dans sa petite enfance, elle fût élevée par son père qui était très aimé et respecté car c’était un homme qui disposait d’un grand savoir, de manières courtoises et d’une présence agréable. De plus, il était l’ami le plus proche du noble Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) qui lui rendait souvent visite, et ce, depuis les tous premiers jours de sa mission.

Dans sa jeunesse, déjà connue pour sa frappante beauté et sa formidable mémoire, le Prophète lui-même lui porta un soin et une attention particuliers. En tant qu’épouse et compagne du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix), elle acquit un savoir et une perspicacité qu’aucune autre femme n’a atteints à ce jour.

`Â’ishah devint la femme du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) à la Mecque alors qu’elle était à peu près dans sa dixième année, mais son mariage ne fût pas célébré avant la deuxième année de l’Hégire, alors qu’elle avait entre quatorze et quinze ans [2]. Avant et après son mariage, elle garda une jovialité et une innocence naturelles et ne semblait pas intimidée par l’idée d’être mariée au Messager de Dieu (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix), lui que tous ses compagnons, y compris les parents de `Â’ishah, traitaient avec un amour et une révérence qu’ils ne vouaient à aucune autre personne.

A propos de son mariage, elle rapporta que peu de temps avant qu’elle ne quitte la maison de ses parents, elle se rendit dans la cour pour jouer avec une amie qui était de passage :

" Je m’amusais à la balançoire et mes longs cheveux étaient en désordre, dit-elle, ils vinrent me chercher pour me préparer".

Ils la vêtirent d’une robe de mariage faîte à partir d’une fine étoffe ornée de rayures rouges, venant du Bahrayn, puis sa mère l’amena vers la maison nouvellement construite où quelques femmes des Ansars [3] attendaient devant l’entrée. Elle la félicitèrent avec ces mots : " Que le bien et le bonheur soient toujours présents ! " Puis, en la présence du Prophète souriant (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix), un bol de lait fut apporté. Le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) but de ce lait et en offrit à `Â’ishah. Elle refusa timidement mais, lorsqu’il insista, elle fit de même et proposa le bol à sa sœur Asmâ’ qui était assise derrière elle. D’autres personnes en burent également, et ce fût tout de leur simple et solennelle cérémonie de mariage. Il n’y eut pas de fête.

Son mariage avec le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) ne changea pas son comportement enjoué. Ces jeunes amies allaient régulièrement lui rendre visite dans ses appartements.

" Je jouais avec mes poupées, dit-elle, avec les filles qui étaient mes amies, et quand le Prophète venait, elles fuyaient vite hors de la maison mais il sortait pour les ramener à l’intérieur car il était heureux de voir mon bonheur de les avoir près de moi". Quelques fois, il disait " Restez où vous êtes " avant qu’elles n’aient le temps de partir, et il se joignait également à leurs jeux. `Â’ishah dit : " Un jour, le Prophète vint alors que je jouais avec les poupées et dit : " O `Â’ishah, quel est ce jouet ?". "C’est le cheval de Salomon, dis-je, et il se mit à rire". Quelques fois quand il rentrait, il se cachait derrière son manteau afin de ne pas déranger `Â’ishah et ses amies.

Les premiers temps qu’`Â’ishah vécut à Médine furent également les moments les plus graves et les plus anxieux. Une fois, son père et deux compagnons qui étaient avec lui attrapèrent une fièvre dangereuse qui était fréquente à Médine durant certaines saisons. Un matin, `Â’ishah alla lui rendre visite et fut stupéfaite de trouver les trois hommes gisants faibles et exténués. Elle demanda à son père comment il allait et lui répondit dans un style qu’elle ne put comprendre. Les deux autres lui répondirent également avec des vers de poésie qui lui semblaient n’être que des bredouillements inintelligibles. Elle fût profondément troublée et rentra auprès du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) en disant :

"Ils divaguent complètement à cause de leur forte fièvre". Le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) demanda ce qu’ils avaient dit et fût quelque peu rassuré lorsqu’elle répéta certains des mots des vers qu’ils avaient récités et qui avaient un sens, même si elle ne les comprenait pas complètement. Ceci est une démonstration de son grand potentiel de mémorisation, qui, au fil des années, allait servir à préserver les précieux dires du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix).

De toutes les femmes du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix), il est clair qu’`Â’ishah était la plus aimée. De temps en temps, un de ses compagnons demandait :

" O Messager de Dieu, quelle est la personne que tu aimes le plus en ce monde ? " Il ne répondait pas toujours la même chose car il ressentait un amour énorme pour ses filles et leurs enfants, pour Abû Bakr, `Ali, Zayd et son fils Usâmah. Mais de ses femmes, la seule qu’il nomma dans de telles circonstances fut `Â’ishah. Elle l’aimait également énormément et cherchait souvent à se rassurer du fait qu’il l’aimait. Une fois, elle lui demanda "comment est ton amour moi ? "

"Comme le nœud de la corde", dit-il en signifiant ainsi qu’il était fort et sûr. Puis de temps à autres, elle lui demandait : " comment est le nœud ? ", il répondait : "`alâ hâlihâ" c’est-à-dire "dans le même état".

Son amour pour le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) était un amour jaloux et elle ne supportait pas que le Prophète ait des égards vis-à-vis des autres, au-delà de ce qu’elle considérait suffisant. Elle lui demanda :

" O Messager de Dieu, dis-moi, si tu te trouvais entre les deux pentes d’une vallée et que l’une d’entre elles ait été broutée et pas l’autre. Sur laquelle des deux ferais-tu paître tes troupeaux ? "

" Sur celle qui n’a pas été broutée" répondit le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix). " De même, dit-elle, je suis différente de tes autres femmes. Chacune d’entre elles a eu un mari avant toi, sauf moi ". Le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) lui sourit et ne dit pas un mot.

Quelques années plus tard, `Â’ishah parla de sa jalousie en ces termes : " Je n’étais pas aussi jalouse des femmes du Prophète que je l’étais de Khadîjah, parce qu’il la mentionnait constamment et parce que Dieu lui avait ordonné de lui annoncer la bonne nouvelle de la disposition pour elle de pierres précieuses dans le Paradis. Et à chaque fois qu’il sacrifiait un mouton, il en envoyait une partie à toute personne ayant fait partie de ses amis intimes. A maintes reprises, je lui ai dit : " On dirait qu’il n’y a jamais eu d’autre femme sur terre à part Khadîjah".

Une fois, alors qu’`Â’ishah se plaignait et demandait pourquoi il parlait aussi bien d’une "veille femme de Qoraïsh", le prophète fût blessé et dit : " Elle fût la femme qui crut en moi alors que les autres me rejetèrent. Quand les gens me traitaient de menteur, elle affirmait ma sincérité. Lorsque je fus abandonné, elle dépensa sa fortune pour alléger le fardeau de mon chagrin… "

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Jeu 30 Mar - 20:44

suite
Malgré cette jalousie qui n’était guère destructrice, `Â’ishah avait l’âme généreuse et patiente. Elle supporta la pauvreté dans le foyer du Prophète ainsi que la faim qui duraient souvent de longues périodes. Pendant plusieurs jours, aucun feu n’était allumé dans la demeure très pauvrement meublée du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) pour cuisiner ou préparer du pain, et ils se nourrissaient surtout de dattes et d’eau. La pauvreté ne fut pas une cause d’humiliation ou de chagrin pour elle ; se contenter du peu qu’elle avait, quand cela fut nécessaire, ne troubla en rien son style de vie.

Une fois, le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) se tint à l’écart de ses femmes pendant un mois car elles l’avaient chagriné en lui demandant ce qu’il ne possédait pas. Ceci se passa après l’expédition de Khaïbar quand l’accroissement des richesses aiguisa leur appétit pour les présents. Lorsqu’il revint de cette retraite qu’il s’était imposé, il alla tout d’abord chez `Â’ishah. Elle se réjouit de le voir mais il avait reçu une révélation qui lui imposait de lui donner deux possibilités. Puis il récita les versets :

"O Prophète ! Dis à tes femmes : Si vous désirez la vie de ce bas monde et ses ornements, alors venez et je vous accorderai ces biens, et je vous laisserai libres. Mais si vous recherchez Dieu et son Messager ainsi que la réussite dans l’au-delà, alors Dieu vous a préparé une immense récompense pour ce que vous avez fait de bien".

La réponse de `Â’ishah fut la suivante :

" En vérité, je recherche Dieu et son Messager ainsi que la réussite dans l’au-delà " et sa réponse fut suivie par celles de toutes les autres.

Elle resta fidèle à son choix durant toute la vie du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) et après. Plus tard, lorsque les musulmans eurent accès à de grandes richesses, on lui offrit un don de cent milles dirhams. Elle était en état de jeûne lorsqu’elle reçut cet argent et elle le distribua entièrement aux pauvres et aux nécessiteux alors qu’elle n’avait aucune provision chez elle. Peu de temps après, une servante lui dit : " peux-tu acheter de la viande pour un dirham afin de rompre ton jeûne ? ". " Si je m’en étais souvenu, je l’aurais fait " dit-elle.

L’affection du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) pour `Â’ishah dura jusqu’à la fin. Pendant sa maladie, après suggestion de ses femmes, il resta dans ses appartements. La plupart du temps, il restait allongé sur un matelas, la tête reposant sur la poitrine ou les genoux de la Mère des Croyants `Â’ishah. C’est elle qui pris un siwâk auprès de son frère, le mâcha afin de le ramollir et le donna au Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix). Malgré sa faiblesse, il frottait ses dents avec de façon vigoureuse. Peu de temps après, il perdit conscience et `Â’ishah pensa que c’était la mort qui était arrivée, mais il ouvrit les yeux une heure plus tard.

`Â’ishah est celle qui a rapporté pour nous ces moments d’agonie de l’homme le plus honoré de la création d’Allah, son Messager bien-aimé (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix).

Quand il ouvrit les yeux encore une fois, `Â’ishah se rappela qu’il lui avait dit : "Aucun Prophète n’est emporté par la mort, jusqu’à que sa place au Paradis lui soit montrée et que le choix de vivre ou de mourir lui soit donné".

" Maintenant, il ne nous choisira pas " se dit-elle, quand elle l’entendit murmurer : " Avec l’Assemblée suprême au Paradis, avec ceux à qui Dieu a donné ses faveurs, les prophètes, les martyrs et les droits… ". Puis elle l’entendit encore murmurer : " O Seigneur, avec l’Assemblée suprême ", et ce furent les derniers mots qu’elle l’entendit prononcer. Progressivement, sa tête se fit plus lourde sur sa poitrine et d’autres personnes dans la pièce se mirent à se lamenter, puis, `Â’ishah posa sa tête sur un oreiller et les rejoignit dans leurs lamentations.

Sur le sol de la chambre de `Â’ishah, près du matelas où était allongé le Prophète, on creusa la tombe où il fût enterré dans une profonde tristesse et un grand chagrin.

`Â’ishah vécut environ cinquante ans après la mort du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix). Elle fut sa femme durant dix années. La plupart de son temps passa dans l’apprentissage et l’acquisition du savoir des deux plus importantes sources de la guidance d’Allah ; Le Coran et la Sunnah de son Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix). `Â’ishah fût parmi les trois femmes (les deux autres furent Hafsah et Umm Salamah) qui mémorisèrent la Révélation. Tout comme Hafsah, elle eut son propre manuscrit du Coran après la mort du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix)

En ce qui concerne les Hadiths ou les dires du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix), `Â’ishah est une des quatre personnes (les trois autres étant Abû Hurayrah, Abdullah Ibn `Umar et Anas ibn Malik) qui transmirent plus de deux milles hadîths. Nombreux sont les récits concernant des aspects intimes de la personnalité du Prophète que seule une personne dans la position de `Â’ishah aurait pu connaître. Le plus important, c’est que sa connaissance des hadiths fut transmise par écrit par au moins trois personnes, dont son neveu `Urwah qui devint un des plus grands savants de la génération suivant celle des compagnons.

Beaucoup des compagnons du Prophète et de leurs successeurs ont bénéficié du savoir de `Â’ishah. Abû Mâsâ Al-Ash`arî dit une fois : "Si les compagnons du Messager de Dieu (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) rencontraient quelque difficulté que ce soit sur un sujet précis, ils interrogeaient `Â’ishah".

Son neveu `Urwah affirma qu’elle était brillante, non seulement en matière de Fiqh, mais aussi en médecine et en poésie. Beaucoup des compagnons du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) sont venus lui demander conseil à propos de questions d’héritage qui requièrent un fort esprit matheux. Les savants la considèrent comme faisant partie des premiers Fuqaha (Jurisconsultes) de l’Islam avec d’autres personnes telles que `Umar Ibn Al-Khattâb, `Ali et Abdullâh Ibn `Abbâs. En ce qui concerne son immense savoir, cette parole du Prophète est rapportée : " Apprenez une partie de votre religion (din) auprès de la humayrâ - fille rousse". "Humayra", voulant dire "Rousse", était une épithète donnée à `Â’ishah par le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix).

`Â’ishah ne possédait pas seulement le savoir, mais elle fût également très active au niveau de l’éducation et des réformes sociales. En tant que professeur, elle avait une façon de s’exprimer claire et persuasive et ses capacités oratoires furent décrites par Al-Ahnaf en des termes superlatifs. Il dit : " J’ai entendu des discours d’Abû Bakr, `Umar, Uthman et `Alî et des Califes jusqu’à ce jour, mais je n’ai jamais entendu de discours plus persuasifs et aussi beaux que ceux qui sont sortis de la bouche de `Â’ishah".

Hommes et femmes venaient de loin pour profiter de son savoir. Il est dit qu’il y avait plus de femmes que d’hommes. En plus de répondre à des questions, elle prenait sous sa garde les garçons et les filles, nombre d’entre eux étant orphelins, et leur enseignait avec soin. Et ceci en plus de ses proches qui recevaient une éducation de sa part. Ainsi, sa maison devint une école et une académie.

Certains de ses étudiants étaient remarquables. Nous avons déjà mentionné son neveu `Urwah comme étant un rapporteur de hadiths distingué. Parmi ses élèves femmes, il y eut `Umrah Bint `Abd Ar-Rahmân. Elle est considérée par les savants comme faisant partie des narrateurs de hadiths les plus fiables et est connue pour avoir été la secrétaire de `Â’ishah, recevant et répondant aux lettres qui lui étaient adressées. L’exemple de `Â’ishah mettant l’accent sur l’éducation et en particulier sur l’éducation des femmes musulmanes et un exemple à suivre.

Après Khadijah Al-Kubra (la plus grande) et Fatimah Az-Zahra (la resplendissante), `Â’ishah As-Siddîqah (la véridique) est considérée comme la meilleure femme en Islam. Du fait de sa forte personnalité, elle fût leader dans tous les domaines de la connaissance, dans la société, en politique et en matière de guerre. Elle regretta souvent son implication dans la guerre mais elle vécut assez longtemps pour retrouver la position de femme la plus respectée de son temps. Elle mourut durant l’année 58 de l’Hégire, pendant le mois de Ramadan, et comme elle l’avait requis, elle fût enterrée dans le Jannat Al-Baqî`, dans la ville illuminée, là où d’autres compagnons du Prophète sont enterrés.

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Jeu 30 Mar - 20:46

Safiyyah Bint Huyay, que Dieu l’agrée

La Mère des Croyants

Elle s’appelle Safiyyah Bint Huyay Ibn Akhtab Ibn Sa`yah Ibn Tha`labah Ibn `Ubayd Ibn Ka`b Ibn Al-Khazraj Ibn Abî Habîb Ibn An-Nadîr Ibn An-Nahâm - on dit aussi Ibn Nâkhûm, ou encore Yankhûm, ou enfin Nakhûm. Ils descendaient des enfants d’Israël de la lignée de Lévi fils de Jacob puis de Hârûn (Aaron) le frère de Moïse. Sa mère s’appelle Burrah Bint Samuel. Elle fut l’épouse de Mishkam le juif puis de Khalaf.

Safiyyah Bint Huyayy - que Dieu soit satisfait d’elle - épousa le Prophète Muhammad - paix et bénédictions sur lui - en l’an 7 de l’Hégire. Elle avait alors dix sept ans et lui soixante. Son mariage, comme pour Juwayriyyah Bint Al-Hârith, eut lieu après une grande bataille de l’Islam, en l’occurrence celle de Khaybar.

Bilâl faisait partie de cette expédition. A la fin du combat, il présenta deux femmes au Prophète - paix et bénédictions sur lui. Sur leur chemin, lui et ses deux prisonnières avaient dû traverser le champ de bataille et passer près des guerriers tués pendant le combat. L’une des femmes hurlait et se couvrait le visage de poussière alors que l’autre était muette d’effroi.

La deuxième femme n’était autre que Safiyyah, la fille de Huyayy Ibn Akhtab, le chef des Banû An-Nadîr qui avaient été expulsés de Médine en l’an 4 de l’Hégire pour avoir comploté contre le Prophète (ils avaient projeté de le tuer en laissant tomber une pierre sur sa tête alors qu’il discutait avec leurs chefs). Par ailleurs, Safiyyah était une descendante de Hâroun, le frère du Prophète Moise - que la paix soit sur eux. La femme bruyante qui l’accompagnait était sa cousine.

Le Prophète Muhammad - paix et bénédictions sur lui - demanda à ce que l’on s’occupe de la cousine et plaça la cape qu’il portait sur les épaules de Safiyyah dont l’époux venait d’être tué pendant la bataille. C’était un simple geste de compassion, mais à partir de ce moment-là, elle fut honorée et tenue en haute estime par la communauté musulmane. Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - se tourna ensuite vers Bilâl et lui dit : " Bilâl, est-ce qu’Allah a enlevé toute pitié de ton cœur pour que tu fasses passer ces femmes à l’endroit même où leurs hommes ont été tués ? " A en juger les rares critiques que le Messager d’Allah - paix et bénédictions sur lui - émettait sur le comportement de ceux qui le servaient, il s’agissait là d’une sévère réprimande. Anas Ibn Mâlik racontait : " J’ai servi le Messager d’Allah - paix et bénédictions sur lui - pendant huit ans. Pas une seule fois il ne m’a fait de reproche sur ce que j’avais fait ou ce que je n’avais pas fait. "

Tout comme Umm Habîbah, Safiyyah était la fille d’un grand chef. Seul le Prophète - paix et bénédictions sur lui - pouvait empêcher qu’elle passe d’un haut rang à celui d’esclave. Bien que son père ait planifié l’assassinat de Muhammad - paix et bénédictions sur lui - après la bataille de Uhud et qu’il ait comploté avec les Banû Quraydhah l’extermination de tous les Musulmans pendant la bataille du Fossé, le Prophète Muhammad - paix et bénédictions sur lui - ne nourrissait aucun sentiment d’inimité. Pour ceux qui déviaient, il ressentait de la pitié plutôt que de la colère et pour les innocents, il éprouvait davantage de compassion.

Safiyyah accepta immédiatement l’invitation à l’Islam du Prophète Muhammad - paix et bénédictions sur lui. Une fois affranchie, il l’épousa. Certains peuvent se demander comment Safiyyah put accepter l’Islam et épouser le Prophète - paix et bénédictions sur lui - alors que son père avait été un ennemi acharné et que le sang avait abondamment coulé entre Juifs et Musulmans. On peut trouver des éléments de réponse dans ce que Safiyyah relatait de sa jeunesse en tant que fille du chef des Banû An-Nadîr.

Elle - qu’Allah soit satisfait d’elle - disait : " J’étais la favorite de mon père et de mon oncle Yâsir. Chaque fois que j’étais en compagnie de l’un de leurs enfants, ils me portaient dans leurs bras. Quand le Messager d’Allah - paix et bénédictions sur lui - arriva à Médine, mon père et mon oncle allèrent le voir. C’était très tôt le matin, entre l’aube et le lever du soleil. Ils revinrent bien plus tard. Ils étaient complètement usés et déprimés, et rentraient d’un pas lourd et lent. Je leur souris comme toujours, mais ni l’un ni l’autre ne fit attention à moi parce qu’ils étaient si misérables. J’ai entendu Abû Yâsir demander à mon père :
" - Est-ce lui ?
- Oui c’est bien lui.
- L’as-tu reconnu ? En es-tu sûr ?
- Oh oui ! Je ne l’ai que trop bien reconnu.
- Qu’éprouves-tu à son égard ?
- De l’hostilité ! De l’hostilité à jamais. "

Cette conversation fait évidemment référence à la Torah des Juifs. Elle prédisait la venue d’un Prophète qui allait mener ceux qui le suivraient à la victoire. Avant l’arrivée du Prophète Muhammad - paix et bénédictions sur lui - à Médine, les Juifs avaient pour habitude de menacer les adorateurs d’idoles de Yathrib à la venue du Messie. Avec lui, ils prétendaient exterminer les tribus qui refusaient de croire en Dieu. Le Prophète Jésus - paix et bénédictions sur lui - avait été clairement décrit dans la Torah sans pour autant être accepté par les Juifs quand il vint à eux. De même, la Torah décrivait clairement le dernier Prophète de sorte que les Juifs puissent le reconnaître aisément. Ainsi Ka`b Al-Ahbâr, l’un des Juifs de l’époque qui avait embrassé l’Islam racontait que ce Prophète était décrit dans la Torah en ces termes :

"

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Jeu 30 Mar - 20:47

suite

Mon serviteur, Ahmad, l’Elu, naîtra à la Mecque puis émigrera vers Médine (ou Tayyibah - une des autres appellations de Yathrib). Sa communauté sera celle qui louera Allah à tout moment."

`Amr Ibn Al-`Âs rapportait qu’on peut lire aussi dans la Torah : " O Prophète, Nous t’avons envoyé afin que tu témoignes, que tu apportes la bonne nouvelle, que tu mettes en garde et que tu sois un refuge pour les illettrés. Tu es Mon serviteur et Mon messager. J’ai fait de toi un soutien pour les gens. Tu n’es ni grossier ni vulgaire, tu ne colportes pas les commérages, tu ne réponds pas au mal par le mal, tu absous plutôt et pardonnes. Allah ne le rappellera à Lui avant d’avoir redréssé la communauté déviante. Ce jour-là, elle dira : " Il n’y a d’autre dieu que Lui. " Avec lui, les aveugles verront, les sourds entendront et les cœurs scellés s’ouvriront. "

Ces passages de la Torah ont convaincu le plus érudit des rabbins juifs, `Abdullah Ibn Salâm d’embrasser l’Islam lorsqu’il vit Muhammad - paix et bénédictions sur lui. Ce sont également ces détails qui avaient permis à Huyayy Ibn Akhtab de le reconnaître. Toutefois, Huyayy comme la majorité des Juifs était profondément déçu que le dernier Prophète - paix et bénédictions sur lui - soit un descendant d’Isma’il et non d’Ishâq (à savoir les deux fils du Prophète Ibrâhîm, que la paix soit sur eux). Ils proclamaient être les descendants exclusifs d’Ishâq, par son fils, Ya`qâb (connu également sous le nom d’Israël), qui eut douze fils donnant les douze tribus d’Israël.

Au-delà du refus de l’origine du dernier Prophète, Huyayy n’appréciait pas l’idée de perdre son emprise et son pouvoir sur son peuple. C’est pourquoi il était déterminé à secrètement lutter contre le Prophète Muhammad - paix et bénédictions sur lui. Lui et les autres chefs juifs concluaient, en effet, des traités de paix avec les Musulmans et se hâtaient de les rompre aussitôt que cela leur semblait favorable de le faire.

Malgré sa parenté avec Huyayy, Safiyyah avait un cœur pur. Elle avait toujours souhaité adorer son Créateur et Seigneur, Celui qui avait envoyé Moise, Jésus, et enfin Muhammad (que la paix soit sur eux tous). Ainsi, saisit-elle immédiatement l’occasion de suivre le dernier Prophète et de l’épouser. Safiyyah avait certes trouvé en Muhammad - paix et bénédictions sur lui - le plus doux et le plus prévenant des époux, sans pour autant être bien acceptée par ses autres épouses, particulièrement à son arrivée. Anas rapporta qu’un jour le Prophète - paix et bénédictions sur lui - trouva Safiyyah en train de pleurer. Quand il l’interrogea sur la cause de ses larmes, elle répondit qu’elle avait entendu Hafsah la décrire de façon peu flatteuse comme " une fille de Juif ".

Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - rétorqua : " Tu es assurément la fille d’un Prophète (Hâroun), la nièce d’un Prophète (Moise), et l’épouse d’un Prophète (Muhammad). Y-a-t-il là de quoi être méprisant à ton égard ? " Il dit ensuite à Hafsah : " Ô Hafsah, crains Dieu ! "

Un jour, le Prophète voyageait en compagnie de Safiyyah et de Zaynab Bint Jahsh. Le chameau de Safiyyah se blessa. Zaynab ayant un chameau supplémentaire, le Prophète lui demanda de le donner à Safiyyah . Zaynab répondit : " Devrais-je donner à cette Juive ? " De colère, le Prophète - paix et bénédictions sur lui - se détourna d’elle pendant deux ou trois mois afin de lui exprimer son désaccord. Quelques trois années plus tard, quand Muhammad - paix et bénédictions sur lui - arrivait au terme de sa vie, Safiyyah compatissait profondément et sincèrement : " Ô Messager d’Allah, si seulement je pouvais souffrir à ta place. " Certaines de ses épouses la prirent à la légère ce qui agaça le Prophète. Il s’exclama : " Par Allah, elle dit vrai ! "

Même après la mort du Prophète - paix et bénédictions sur lui, elle connut de moments difficiles. Une de ses esclaves alla trouver le Commandeur des Croyants Omar pour lui dire : " Ô Commandeur des Croyants ! Safiyyah aime le shabbat et elle conserve des liens avec les Juifs ! " Omar s’en enquit auprès de Safiyyah qui lui répondit : "Je n’aime plus le shabbat depuis qu’Allah l’a remplacé par le vendredi. Les seuls contacts que j’aie conservés avec les Juifs sont ceux de ma famille." Elle interrogea sa servante pour savoir ce qui l’avait poussée à mentir à Omar. Elle répondit : "C’est le diable" Alors Safiyyah l’affranchit.

Safiyyah vécut avec le Prophète - paix et bénédictions sur lui - pendant environ quatre ans. Elle n’avait que vingt et un ans quand le Prophète - paix et bénédictions sur lui - mourut. Elle resta veuve les trente neuf années qui suivirent. Elle décéda à son tour en l’an 50 de l’Hégire à l’âge de soixante ans - puisse Dieu être satisfait d’elle.

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Sam 1 Avr - 14:32

les filles que dieu vous récompense ...je lis avec grand interêt tout ce que vous écrivez sur les femmes du prophète paix et bénédictions sur lui ...
merci merci merci ....

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Mar 18 Avr - 19:36

Oum Salama (رضي الله عنها)


Son nom et sa généalogie

Son vrai nom était Hind. Elle était la fille d'un notable du clan Makhzoum Abou Oumayya surnommé "Zad ar-Râkib" parce qu'il était bien connu pour sa générosité particulièrement avec les voyageurs.

Sa conversion

Le mari d'Oum Salama (رضي الله عنها) était Abdoullah ibn Abdou l-Asad (رضي الله عنه) et tous deux étaient parmi les premières personnes à accepter l'Islam. Seul Abou Bakr et quelques autres que l'on peut compter sur les doigts d'une main sont devenus musulmans avant eux.

Dès que la nouvelle de leur conversion se répandit, les Qouraïches réagirent avec une colère folle. Ils commencèrent à poursuivre et à persécuter Oum Salama et son mari. Mais le couple n'hésita, ni ne désespéra pas et ils restèrent fermes dans leur nouvelle foi.

La persécution devint de plus en plus intense. La vie à Makkah devint insupportable pour beaucoup de nouveaux musulmans. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) leur donna alors la permission d'émigrer en Abyssinie.

Son émigration en Abyssinie

Oum Salama et son mari furent au premier rang de ces Mouhâdjiroûn (émigrés), à la recherche d'un refuge en terre étrangère.

Malgré la protection qu'Oum Salama (رضي الله عنها) et les compagnons reçurent du dirigeant Abyssin, le désir de retourner à Makkah, d'être près du Prophète (صلى الله عليه و سلم), de la source de révélation et de guidée, persistait.

La nouvelle que le nombre de musulmans à Makkah avait augmenté arriva finalement aux Mouhâdjiroûn. Parmi les nouveaux convertis, il y avait Hamza Ibn Abdoul-Mouttalib et 'Omar Ibn Al Khattab. Leur foi avait énormément renforcé la communauté et les émigrés en Abyssinie entendirent que les Qouraïches avaient quelque peu diminué la persécution. Ainsi un groupe de Mouhâdjiroûn, poussé par un profond désir dans leur cœur, décidèrent de retourner à Makkah.

Son émigration à Médine

Le relâchement de la persécution ne fut que bref, comme le découvrirent bientôt ceux qui y retournèrent. L'augmentation spectaculaire du nombre de musulmans après l'acceptation de l'Islam par Hamza et 'Omar avait même exaspéré davantage les Qouraïches. Ils intensifièrent leurs persécutions et tortures à un degré encore jamais vu. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) donna alors la permission à ses compagnons d'émigrer à Madinah. Oum Salama et son mari furent parmi les premiers à partir.

La Hijra d'Oum Salama et de son mari ne fut cependant pas aussi facile qu'ils l'avaient imaginé. En fait, ce fut une expérience amère et douloureuse et un tourment particulier pour elle.

Elle a dit: "Quand Abou Salama décida de partir pour Madinah, il prépara un chameau pour moi, me hissa dessus et plaça notre fils Salama sur mes genoux. Mon mari prit alors la tête et continua sans arrêter ou attendre quoi que ce soit. Cependant, avant que nous fussions sortis de Makkah, quelques hommes de mon clan nous arrêtèrent et dirent à mon mari :
"Quoique vous soyez libre de disposer de vous vous-mêmes, vous n'avez aucun pouvoir sur votre femme. Elle est notre fille. Vous attendez-vous à ce que nous vous permettions de l'emporter loin de nous ?"
Ils se précipitèrent alors sur lui et m'arrachèrent de ses mains. Le clan de mon mari, Banu Abdou l-asad, les vit me prendre, moi et mon enfant. Ils devinrent fous de colère.
"Non, par Allah !" crièrent-ils "nous n'abandonnerons pas le garçon. Il est notre fils, et nous avons un droit sur lui."
Ils le prirent par la main et me le retirèrent brusquement. Soudainement, en l'espace de quelques instants, je me retrouvais seule et solitaire. Mon mari se dirigea vers Madinah tout seul et son clan m'avait enlevé mon fils. Mon propre clan, Banu Makhzoum, eut le dessus sur moi et me força à rester avec eux.
Depuis le jour où mon mari et mon fils furent séparés de moi, j'allais quotidiennement, à midi, jusqu'à cette vallée et m'asseyais à l'endroit où cette tragédie avait eu lieu. Je me rappelais ces moments épouvantables et pleurais jusqu'à ce que la nuit tombe sur moi.
Je continua ainsi pendant une année, jusqu'au jour où un homme des Banou Oumayyah passa par-là et vit ma condition. Il alla trouver mon clan et dit: "Pourquoi ne libérez-vous pas cette pauvre femme ? Vous avez éloigné son mari et son fils d'elle."
Il continua à essayer d'adoucir leurs cœurs et de jouer avec leurs sentiments. Enfin ils me dirent : "Va et rejoins ton mari si tu le veux."
Mais comment pourrais-je rejoindre mon mari à Madinah et laisser mon fils, un morceau de ma propre chair et de mon sang à Makkah, chez les Banou Abdul asad ? Comment pourrais-je être sans angoisse et mes yeux sans larmes, devrais-je rejoindre le lieu de la hidjrah ne sachant rien de mon fils laissé derrière moi à Makkah ?
Certains comprirent ce que je vivais et leurs cœurs me rejoignirent. Ils adressèrent une requête aux Banu Abdul Asad pour ma défense et leur proposèrent de me rendre mon fils.
Je ne voulais pas, à présent, m'attarder à Makkah jusqu'à trouver quelqu'un pour voyager avec moi: J'avais peur que quelque chose puisse arriver qui me retarderait ou m'empêcherait de rejoindre mon mari. Donc je prépara promptement mon chameau, plaça mon fils sur mes genoux et partis en direction de Madinah.
J'eus à peu près atteint Tan'im (à environ trois miles de Makkah) quand je rencontra Outhman Ibn Talhah (c'était un gardien de la Ka'bah dans la période préislamique et il n'était pas encore musulman).
"Où allez-vous, Bint Zad ar-Rakib ?" demanda-t-il.
"Je vais chez mon mari à Madinah"
"Et il n'y a personne avec vous ?"
"Non, par Allah ! Sauf Allah, et mon garçon que voici..."
"Par Allah, je ne vous abandonnerai jamais avant que vous n'atteigniez Madinah" jura-t-il.
Il prit alors les rênes de mon chameau et nous conduisit. Je n'ai, par Allah, jamais rencontré un arabe plus généreux et noble que lui. Quand nous atteignîmes un lieu de repos, il fit agenouiller mon chameau, attendit que j'en descende, l'amena à un arbre et l'y attacha. Il alla alors à l'ombre d'un autre arbre. Quand nous fûmes reposés, il prépara le chameau et nous conduisit.
C'est ce qu'il fût chaque jour avant que nous n'ayons atteint Madinah. Quand nous fûmes arrivés à un village près de Qouba (à environ deux milles de Madinah) appartenant aux Banou Amr Ibn Awf, il dit : "Votre mari est dans ce village. Entrez-y avec les bénédictions de Dieu."
Il fit demi-tour et se dirigea vers Makkah."


Leurs routes se croisèrent finalement après la longue séparation. Oum Salama (رضي الله عنها) fut ravie de revoir son mari et il fut enchanté de voir sa femme et son fils.

La mort de son mari

Après la bataille d' Ouhoud, Abou Salama (رضي الله عنه) sortit très grièvement blessé. Il sembla d'abord bien réagir au traitement, mais ses blessures ne guérirent jamais complètement et il resta cloué au lit.

Une fois, tandis qu'Oum Salama (رضي الله عنها) le soignait, il lui dit:
"J'ai entendu les paroles du Messager de Dieu. Chaque fois qu'une calamité affligeait quelqu'un, il disait : "Certes c'est à Allah que nous appartenons et c'est vers Lui que nous retournerons."
Et il priait : "ش Seigneur ! Accorde-moi une rétribution dans mon malheur, que seul Toi, loué et puissant, peut donner."

Abou Salama (رضي الله عنه) resta au lit, malade, pendant plusieurs jours. Un matin, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) vint le voir.

La visite fut plus longue que d'habitude. Tandis que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était toujours à son chevet, Abou Salama décéda. De ses mains bénites, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ferma les yeux de son compagnon mort. Il leva alors les mains au ciel et pria : "ش Seigneur, accorde le pardon à Abou Salama. Elève son rang parmi les biens guidés. Charge-toi de sa famille à tout moment. Pardonne-nous et pardonne-lui. ش Seigneur des Mondes, élargis-lui sa tombe et remplis-la de lumière."

Oum Salama (رضي الله عنها) se rappela la prière que son mari avait rapporté du Prophète (صلى الله عليه و سلم) sur son lit de mort et commença à la répéter: "Certes, à Dieu nous appartenons et c'est à Lui que nous retournons." ... mais elle ne pouvait se résoudre à continuer "ش Seigneur ! Accorde-moi une rétribution dans mon malheur et remplace-moi (ce que j'ai perdu) par quelque chose de meilleur" parce qu'elle se demandait sans cesse "qui pourrait être meilleur qu'Abou Salama ? "... Mais elle continua malgré tout ses invocations.

Les musulmans furent énormément attristés par la situation critique d'Oum Salama. Elle devint "Ayyim Al Arab", "la veuve arabe". Elle n'avait pas de proche à Madinah sauf ses jeunes enfants, complètement démunie...

Et les Mouhâdjiroûn comme les Ansars estimèrent qu'ils avaient un devoir envers Oum Salama (رضي الله عنها).

Son mariage avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Quand elle eut achevé son délai de viduité (de quatre mois et dix jours), Abou Bakr (رضي الله عنه) la demanda en mariage mais elle refusa. Puis 'Omar (رضي الله عنه) en fit de même, mais elle déclina également. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui présenta à son tour une proposition de mariage et elle répondit : "ش Messager de Dieu, j'ai trois défauts. Je suis une femme extrêmement jalouse et j'ai peur que tu voies en moi quelque chose qui t'irrite et qu'Allah me punisse pour cela. Je suis une femme d'un certain âge et j'ai de jeunes enfants."

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) répondit : "En ce qui concerne la jalousie, je prie Allah le Tout Puissant de la chasser de toi. Pour ce qui est de la question d'âge, j'ai le même problème que toi. Et quant à la famille dont tu as la charge, ta famille est ma famille."

On les maria et Allah répondit à la prière d'Oum Salama (رضي الله عنها) et lui donna mieux qu'Abou Salama (رضي الله عنه).

Sa mort (61 H)

Elle fut rappelée à Dieu en l'an 61 de l'Hégire.

Ses mérites

Selon al basri, elle était dotée d'un esprit extraordinairement judicieux et sagace. Parmi les femmes du Prophète (صلى الله عليه و سلم), elle était la plus instruite et celle qui transmettait le plus des hadiths d'après lui (صلى الله عليه و سلم). Elle était, en outre, l'une des rares femmes arabes qui connaissaient l'écriture.

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Mar 18 Avr - 19:39

Oum Habîba (رضي الله عنها)


Son nom et sa généalogie

C'est Oum Habîba Ramlah Bint Abî Sufyân Ibn Harb.



L'apostasie de son premier mari

Oum Habîba s'était convertie à l'Islam et avait émigré en Abyssinie avec son époux, 'Ubaidallah ibn Jahch. Ce dernier a alors cédé à la débauche: il a fini par délaisser son épouse et apostasier, que Dieu nous en préserve.



Son mariage avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Le Messager a alors voulu la consoler de ce malheur dont son mari l'avait frappé. Il a donc envoyé un message au Négus dans lequel il lui a confié la mission d'annoncer leurs fiançailles puis de contracter leur mariage, malgré les grandes distances qui les séparaient. Le Prophète offrit à Oum Habîba une dot de quatre mille dirhams. Lorsque la nouvelle du mariage de Mouhammad et de Oum Habîba est parvenu au père de cette dernière, Aboû Sufyân, celui-ci dit, fier de cette alliance: "Il est l'homme par excellence, on ne peut lui faire courber l'échine".

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Mar 18 Avr - 19:48

Ramla (رضي الله عنها)


Son nom et sa généalogie

Ramla Bint Waqî'a Al-Ghifâriya, elle est la mère de Abou Dhar (رضي الله عنه).



Sa conversion (-13 H)

Abou Dhar, après sa conversion quittai la Mecque et retournai vers son clan.
Son frère m'interrogea : "Qu'as-tu fait ?"
Je lui expliquais (dit-il) que j'étais devenu musulman et je croyais désormais à la vérité des enseignements de Mouhammad. Il me répondit : "Je ne suis pas opposé à ta religion. De fait, je suis moi aussi musulman et croyant".
Tous deux, nous allâmes chez notre mère afin de l'inviter à l'Islam. Sa réponse fut: "Je n'ai rien contre votre religion. J'accepte également l'Islam".

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Mar 18 Avr - 19:53

'Aïcha (رضي الله عنها)


Sa généalogie

C'est la fille d'Abou Bakr as-Siddîq (رضي الله عنه).

Son mariage avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم)

'Aïcha (رضي الله عنها) est devenue la femme du Prophète (صلى الله عليه و سلم) à la Mecque alors qu'elle avait 10 ans, mais elle est allée vivre auprès de lui qu'après l'émigration à Médine à l'âge de 14 ans.

Au sujet de son mariage, elle a rapporté que peu avant qu'elle quitta la maison de ses parents, elle sortit dans la cour pour jouer avec une amie qui passait : "J'étais en train de jouer sur une bascule et mes longs cheveux flottant au vent étaient ébouriffés…", dit-elle. "Ils vinrent, me prirent de mon jeu et me préparèrent". Ils la vêtirent d'une robe de mariée faite de fin tissu à rayures rouges de Bahrayn et ensuite sa mère l'emmena à la maison récemment construite où des femmes des Ansars attendaient devant la porte. Elles l'accueillirent en disant : "Pour toujours et dans la joie, soit la bienvenue !"

Alors, en présence du Prophète(صلى الله عليه و سلم)souriant, un bol de lait fut amené. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) en but lui-même et en offrit à 'Aïcha (رضي الله عنها). Elle refusa timidement mais il insista, elle but et offrit le bol à sa sœur Asma (رضي الله عنها) qui était assise à ses côtés. D'autres en burent aussi et ce fut simple et solennel. Il n'y eut pas de fête de mariage.

Son enfance auprès du Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Ses jeunes amies venaient régulièrement lui rendre visite dans son propre appartement.

"J'étais en train de jouer avec mes poupées", dit-elle, "avec les filles qui étaient mes amies ; le Prophète (صلى الله عليه و سلم) entra et celles-ci se sauvèrent hors de la maison. Il sortit les rechercher et les ramena, car il était satisfait pour ma sécurité qu'elles soient là."

'Aïcha (رضي الله عنها) dit : Un jour le Prophète (صلى الله عليه و سلم) entra alors que j'étais en train de jouer avec mes poupées - il y avait également un cheval ailé parmi celles-ci- , et il dit : "O 'Aïcha, quel est ce jeu ?" "Ce sont les chevaux de Salomon" dis-je, ce qui le fit rire.

Parfois il entrait et se cachait avec son manteau pour ne pas déranger 'Aïcha (رضي الله عنها) et ses amies.

La permission des ablutions pulvérales est descendu de part sa bénédiction

'Aïcha (رضي الله عنها) a dit: Nous étions partis avec l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم)pour une de ses expéditions quand, arrivés à Al-Baydâ' - ou à Dhât Al-Jaych, mon collier se coupa et tomba à mon insu. Le Prophète fit halte pour le rechercher et tout le monde s'arrêta également. Il se trouvait que nous n'étions pas auprès d'un point d'eau et que nous étions en défaut d'eau. Ensuite, les fidèles allèrent trouver Abou Bakr et lui dirent: "Ne vois-tu pas ce qu'a fait 'Aïcha; elle a obligé l'Envoyé d'Allah ((صلى الله عليه و سلم)et ses Compagnons à s'arrêter bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux". Abou Bakr vint alors me trouver alors que l'Envoyé d'Allah (pbAsl), la tête posée sur ma cuisse, s'était endormi. - "Tu as retenu, me dit-il, l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) et tout le monde bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux". Et Abou Bakr de continuer à me gronder et de m'adresser tous les reproches qu'il plût à Allah de lui laisser dire, et de me donner des coups de main à la taille. Il ne m'empêcha de bouger que (la peur de déranger) l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) qui dormait sur ma cuisse. L'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) se leva le lendemain matin et, comme on était sans eau, Allah révéla le verset concernant les ablutions à sec et on les fit. - "O famille de Abou Bakr, s'écria 'Usayd ibn Al-Hudayr, un des nobles, ce n'est pas la première de vos bénédictions!". Alors, ajouta 'Aïcha, quand nous fîmes lever le chameau qui me servait de monture, nous trouvâmes le collier sous l'animal". (Mouslim n° 550)

Le choix entre le bas-monde et l'au-delà

Une fois, le Prophète (صلى الله عليه و سلم)demeura loin de ses épouses pendant un mois car elles l'avaient attristé en lui demandant ce qu'il n'avait pas. C'était après l'expédition de Khaybar, quand une hausse des richesses aiguisa l'appétit de ceux qui étaient présents.

D'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), Quand l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) reçut d'Allah l'ordre d'offrir à ses femmes de choisir (entre leur union avec lui ou bien les biens de ce monde au lieu de ceux de la vie future), il vint me trouver la première et me dit: "Je vais t'entretenir d'une affaire, mais ne te hâte pas de me répondre tant que tu n'auras pas consulté tes parents". Or il savait bien que ni mon père, ni ma mère ne m'engageraient à me séparer de lui. Puis, il poursuivit: "Allah, l'Exalté a dit: {O Prophète! Dis à tes épouses: Si c'est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez! Je vous donnerez (les moyens) d'en jouir et vous libérerez (par un divorce sans préjudice). Mais si c'est Allah que vous voulez et Son Messager ainsi que la demeure dernière, Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense"}.
- "A quoi bon, lui répondis-je, consulter mon père et ma mère, puisque c'est Allah, Son Envoyé et la demeure dernière que je désire?"
Les autres épouses du Prophète (صلى الله عليه و سلم) firent de même. (Mouslim n°2696)

La calomnie

'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit: Quand l'Envoyé d'Allah(صلى الله عليه و سلم)) voulait faire un voyage (ou une expédition), il faisait un tirage au sort entre ses femmes pour désigner celles qui l'accompagneraient. Lors d'une des expéditions qu'il entreprit, il procéda au tirage au sort et c'était moi que le sort avait désignée. Je partis donc avec l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم)C'était postérieurement à la révélation du verset relatif à la prescription du voile et j'étais toujours dans mon palanquin, même lorsqu'on le descendait du dos du chameau. Quand l'Envoyé d'Allah (saws) eut terminé cette expédition, nous prîmes le chemin de retour. Comme on était près de Médine lors du retour, le Prophète ordonna une nuit de se mettre en marche. A l'instant où l'ordre de marche était donné, je me levai et marchai jusqu'à ce que j'eusse dépassé les troupes pour satisfaire un besoin et en retournant, je me dirigeai vers ma monture. Comme je portai la main au cou, je me rendis compte que j'avais perdu mon collier de verroteries fabriqué à Zafâr. Je retournai pour rechercher mon collier et le désir de le retrouver me retint sur place. Les gens qui étaient chargés de ma monture soulevèrent mon palanquin et le chargèrent sur mon chameau, croyant que j'étais dedans. En effet, à cette époque les femmes étaient de poids légers; elles n'étaient pas encore devenues obèses, car elles ne mangeaient que peu. Aussi les gens ne trouvèrent-ils pas insolite la légèreté du palanquin lorsqu'ils le soulevèrent, d'autant plus que j'étais une toute jeune femme. Ils firent alors relever le chameau et partirent. Quand je trouvai mon collier, les troupes étaient déjà en marche. Je me rendis au camp où il n'y avait plus personne, j'allai alors droit à l'endroit où j'avais été installée pensant qu'en s'apercevant de ma disparition on reviendrait me chercher. Pendant que j'étais assise en cet endroit, je fus gagné par le sommeil et je m'endormis. Or Safwân ibn Al-Mu'attal As-Sulamî Adh-Dhakwânî, qui était resté en arrière des troupes, après avoir marché toute la nuit, arriva le matin à l'endroit où j'étais. Apercevant la silhouette d'une personne endormie, il s'approcha de moi et me reconnut quand il me vit, car il m'avait vue avant que le port du voile n'eût été ordonné par le Coran et il dit: "Nous sommes à Allah et nous retournerons à Lui". Sa voix m'éveilla et je me levai, cachant mon visage avec mon voile. Par Allah, il ne prononça aucun mot autre que ceux qu'il avait prononcés à ma vue. Il fit ensuite agenouiller sa monture et lui foula les pattes de devant pour que je monte sur laquelle. Il tint son licou pour le mener et nous arrivâmes ainsi auprès des troupes qui venaient de camper au moment de la canicule de midi.
'Aïcha poursuivit: Des gens m'avaient calomnié (en m'accusant d'adultère) et parmi eux était 'Abd-Allah ibn 'Ubayy ibn Salûl qui s'était chargé de la plus lourde part de la calomnie. Quand nous arrivâmes à Médine, je suis tombé malade pendant un mois, et c'est à ce moment que les gens répandaient les propos des calomniateurs, sans que j'en eusse pas au courant. Ce qui m'étonnait, durant ma maladie, c'est que je ne trouvais pas l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) aussi aimable avec moi qu'il l'était d'ordinaire quand je tombais malade. L'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) entrait seulement chez moi, me saluait et me disait: "Comment allez-vous?". Cela me donnait des inquiétudes, mais je ne sus la fâcheuse nouvelle que lors de ma sortie après le rétablissement de ma santé. J'étais sortie avec Oum Mistah pour aller du côté d'Al-Manâsi', qui nous servait de latrines. Nous n'y allions que de nuit. C'était avant que nous eussions des latrines à proximité de nos maisons. Nous suivions la coutume des anciens Arabes qui allaient satisfaire leurs besoins naturels dans des terrains vagues et, tout comme eux, nous répugnons à avoir les latrines près de nos demeures à cause de leur mauvaise odeur. Je partis donc en compagnie de Oum Mistah qui était la fille de Abou Ruhm ibn Al-Muttalib ibn 'Abd-Manâf; sa mère, bint Sakhr ibn 'Amir était la tante maternelle de Abou Bakr As-Siddîq et son fils était Mistah ibn 'Uthâtha ibn 'Abbâd ibn Al-Muttalib. Après avoir satisfait nos besoins, nous revenions, la fille de Abou Ruhm et moi, vers la maison et comme Oum Mistah trébucha sur le pan de son vêtement, elle s'écria: "Que Mistah Périsse!".

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Mar 18 Avr - 19:55

suite aicha (رضي الله عنها)

- "Fi! Que c'est mal, lui dis-je, d'injurier un homme qui a pris part au combat de Badr".
- "Hé! ma chère, me répondit-elle n'as-tu pas entendu ce qu'il avait dit?".
- "Et qu'est ce qu'il a dit?", demandai-je. Aussitôt elle me raconta ce que disaient les calomniateurs. Je devins alors plus malade et, quand je rentra chez moi, l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) vint me rendre visite, il me salua, puis dit: "Comment allez-vous?".
- "Me permets-tu, lui demandai-je alors, de me rendre chez mes parents?". Je voulais à ce moment-là m'assurer auprès d'eux de la nouvelle. l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) m'accorda cette permission et je me rendis chez mes parents.
- "Chère maman, dis-je à ma mère, que racontent donc les gens?".
- "ma fille, me répondit-elle, ne t'en fais pas. Il est bien rare qu'une jolie femme aimée de son mari et ayant des coépouses ne soit pas l'objet de leurs commérages".
- "Gloire à Allah!, m'écriai-je, les gens ont-ils échangé de tels propos!". Et je passai toute la nuit à pleurer au point que je ne goûtai pas un seul instant de sommeil jusqu'au matin que je passai également à pleurer. L'Envoyé d'Allah, voyant que la révélation avait tardé à venir à ce sujet, manda 'Alî ibn 'Abî Tâlib et Ousâma ibn Zayd pour leur demander s'il devait se séparer de moi. Ousâma ibn Zayd, étant sûr que j'étais innocente et sachant l'affection que le Prophète avait pour moi, dit à l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم): "Garde ta femme nous ne savons que du bien d'elle". Quant à 'Alî ibn Abou Tâlib il dit: "O Envoyé d'Allah, Allah ne t'a pas mis trop à l'étroit. Il y a beaucoup d'autres femmes. Interroge sa suivante, elle te dira la vérité". L'Envoyé d'Allah manda alors à Barîra et lui dit: "O Barîra, as-tu vu de 'Aïcha quelque chose qui suscite en toi le soupçon?".
- "Non, répondit Barîra, j'en jure par Celui qui t'a envoyé par la Vérité, je ne l'ai rien vu faire d'acte répréhensible, sinon qu'étant une toute jeune femme il lui arrive parfois de s'endormir auprès de la pâte à pain de la famille la laissant ainsi manger par les animaux domestiques". L'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) se leva et résolut de demander ce jour-là une justification à 'Abd-Allah ibn 'Ubayy ibn Salûl. Montant alors en chaire, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dit: "O groupe de musulmans! Qui m'excusera (si je punis) un homme dont le mal a atteint ma femme? Par Dieu! Je ne sais que du bien sur le compte de ma femme, et l'on me parle d'un homme sur le compte duquel je ne sais que du bien et qui n'est jamais entré chez ma femme autrement qu'avec moi". Alors Sa'd ibn Mu'âdh Al-'Ansârî se leva et dit: "O Envoyé d'Allah, moi, je t'excuserai et s'il appartient à la tribu des 'Aws, nous lui trancherons la tête; si c'est un de nos frères de la tribu des Khazraj, ordonne ce que tu voudras et nous le ferons".
A ces mots, Sa'd ibn 'Ubâda le chef des Khazraj, qui était un homme vertueux, mais dont le zèle tribal plongeait dans l'ignorance, se leva et s'adressa à Sa'd ibn Mu'âdh en disant: "Tu as menti; et j'en jure par Allah que tu ne le tueras pas et que tu ne peux pas le faire".
A son tour, 'Usayd ibn Hudayr, le cousin de Sa'd ibn Mu'âdh, se leva et, s'adressant à Sa'd ibn 'Ubâda en disant: "Tu as menti. Par Allah nous le tuerons; car toi tu n'es qu'un hypocrite qui plaide la cause des hypocrites". Les deux tribus des 'Aws et des Khazraj furent si excitées, qu'elles furent sur le point de se combattre, alors que l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) était encore en chaire. L'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) ne cessa de les apaiser jusqu'à ce qu'ils gardèrent le silence et alors il se tut. Tout ce jour-là, je le passai en larmes et je n'y goûtai aucun instant de sommeil. La nuit suivante, je la passai également dans cet état à tel point que mes parents crurent que mes larmes me briseraient le cœur. Pendant qu'ils étaient assis auprès de moi et alors que j'étais encore en larmes, une femme des 'Ansâr demanda de me voir. Je la fis entrer chez moi, elle s'assit et commença à pleurer à son tour. Nous étions dans cet état lorsque l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم)entra, salua, puis s'assit. Il ne s'était plus assis auprès de moi depuis qu'on avait colporté des propos sur mon compte et cela avait duré un mois sans qu'aucune révélation ne se fût produite à mon sujet. En s'asseyant, l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) prononça l'attestation de foi, puis dit: "O 'Aïcha! Il m'est parvenu telle et telle chose sur ton compte; si tu es innocente, Allah t'innocentera; si tu as commis quelque faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand le Serviteur reconnaît ses péchés et se repent, Allah accepte son repentir". A peine l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) eut-il achevé ces paroles, que mes larmes cessèrent de couler et je ne versai plus un seul pleur. M'adressant à mon père, je le priai de répondre à l'Envoyé d'Allah ((صلى الله عليه و سلم)
- "Par Allah!, me répondit-il, je ne sais pas que dire à l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم)".
Alors, me tournant vers ma mère, je la priai de répondre à l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم)
- "Par Allah, répondit-elle, je ne sais pas que dire à l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم))".
Je répliquai alors que j'étais encore très jeune et que je ne retenais pas beaucoup du Coran: "Par Dieu, je sais que vous avezentendu raconter cette histoire (à mon sujet), qu'elle s'est gravée en vous-même et que vous y avez ajouté foi. Si je vous dis que je suis innocente - et Allah sait que je le suis - vous ne me croirez pas; mais si j'avoue que j'ai commis un tel péché - et Allah sait que je suis innocente - vous me croirez. Par Dieu! Je n'ai à dire de ma situation que ces paroles du père de Joseph: {(Il ne me reste plus donc) qu'une belle patience! C'est Allah qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez!} - "Cela dit, je me retournai et m'étendis sur mon lit. A ce moment, par Allah, je savais que j'étais innocente et qu'Allah m'innocentera; mais, par Allah! Je n'aurais jamais cru qu'Allah ferait descendre à mon sujet une révélation. Il me semblait que j'étais trop insignifiante, pour qu'Allah révélât des versets à mon égard. Cependant, j'avais espéré, que l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) verrait pendant son sommeil une vision dans laquelle Allah me déclarait innocente. Par Allah! L'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم)ne sortit pas non plus que personne des gens de la maison, avant d'avoir reçu la révélation et d'avoir été saisi de l'état qui accompagnait toute révélation; même dans un jour d'hiver, les gouttes de sueur tombaient en abondance et étaient si grosses que les perles, tant est lourd le fardeau de la Parole divine quand elle descend. Dès que cet état eut quitté l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم), il se montra souriant et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci: "Réjouis-toi, 'Aïcha quant à Allah, Il te déclare innocente".
- "Va vers lui", me dit alors ma mère.
- "Par Allah! répondis-je, je n'irai pas à lui et c'est Allah Seul que je dois louer, c'est Lui qui a déclaré mon innocence". Allah, ajoute 'Aïcha révéla les dix versets qui commencent ainsi: {Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous}. Quand Allah eut révélé ceci pour déclarer mon innocence, Abou Bakr As-Siddîq qui donnait des subsides à Mistah parce que celui-ci était de ses parents et était pauvre, dit: "Par Allah! Je ne lui donnerai plus jamais aucun subside après ce qu'il a dit de 'Aïcha".
C'était alors qu'Allah révéla ce verset: {Et que les détenteurs de richesse et d'aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire des dons aux proches.... N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne?}
D'après Habân ibn Mûsa, 'Abd-Allah ibn Al-Mubârak a dit: "Ce verset du Livre d'Allah est le plus qui donne de l'espoir". Abou Bakr a dit: "Certes, je désire qu'Allah me pardonne". Et il renouvela à Mistah la pension qu'il lui faisait et affirma qu'il ne la lui supprimerait jamais.
'Aïcha poursuit: l'Envoyé d'Allah(صلى الله عليه و سلم) avait interrogé à mon sujet Zaynab bint Jahch, une des femmes de l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) et lui dit: "O Zaynab que sais-tu (de ce sujet) et qu'as-tu vu?".
- "O Envoyé d'Allah, répondit-elle, je garde mon ouïe et ma vue du péché (c-.à.d. je ne dirai que ce que j'ai vu et entendu). Je ne sais que du bien (d'elle)". Or Zaynab était la seule parmi les femmes de l'Envoyé d'Allah (saws), qui rivalisait avec moi de beauté et de rang, mais Allah la préserva (de mentir à mon sujet) à cause de sa piété. Quant à sa sœur Hamna bint Jahch, elle soutint les propos des calomniateurs, voulant ainsi débarrasser sa sœur de sa rivale, aussi périt-elle avec les calomniateurs. (Mouslim n°4974)

La mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم) auprès d'elle

L'affection du Prophète (saws) pour 'Aïcha (رضي الله عنها) dura jusqu'au dernier moment de sa vie. A la fin de sa maladie, il restait chez 'Aïcha (رضي الله عنها), après avoir demandé l'autorisation de ses épouses.

Elle prit le Siwâk (bâton utilisé pour se brosser les dents) de son frère, le mâcha pour le ramollir et le donna au Prophète (saws). Malgré sa faiblesse, il se nettoya les dents vigoureusement avec.

Peu de temps après il perdit connaissance et 'Aïcha (رضي الله عنها) pensa que c'était les prémisses de la mort, mais au bout d'une heure il ouvrit les yeux.

Quand il rouvrit les yeux, 'Aïcha (رضي الله عنها) se souvint qu'il lui disait : "Aucun Prophète ne mourut avant que ne lui soit montrée sa place au Paradis, et qu'il n'ait eu le choix entre vivre et mourir".

"Il ne nous choisira pas maintenant…" se dit-elle. Alors elle l'entendit murmurer : "Avec la communion suprême au Paradis, avec ceux sur qui Dieu a répandu ses faveurs, les Prophètes, les martyrs et les justes…"

Elle l'entendit encore murmurer: "O Seigneur, avec la suprême communion - al malaoul a'lâ …" Et ce fut les derniers mots qu'elle l'entendit prononcer.

Petit à petit sa tête devient plus lourde sur sa poitrine, jusqu'à ce que d'autres dans la chambre commencèrent à pleurer, 'Aïcha (رضي الله عنها) posa alors sa tête sur un oreiller et se joignit à leurs pleurs.

Dans le sol de la chambre de 'Aïcha (رضي الله عنها), près du divan où il se trouvait, une tombe fut creusée, dans laquelle on enterra le Sceau des Prophètes.

La mort de son père (13 H)

Alors qu'Abou Bakr agonisait il se découvrit le visage et dit à sa fille 'Aicha (ÑÖí Çááå ÚäåÇ) qui était affligée :
"Ne sois pas dans cet état mais récite plutôt : {Et puis voici le vertige de la mort, dévoilant du coup la vérité. Voilà Homme ce que tu cherchais à fuir !} (50/19)
Abou Bakr dit ensuite : "Prenez ces deux habits, lavez les, et utilisez les pour mon linceul ; car les vivants ont plus besoin du neuf que le mort !"

La bataille du chameau (36 H.)

Dans la ville de La Mecque, où ils se sont rendus, Talha et Az-Zoubayr vont rencontrer Aïcha, qui y était allée pour le pèlerinage. Ils ne comprennent pas les intentions de Alî et - en toute bonne foi - croient que c'est parce que les insurgés le soutiennent qu'il refuse de leur appliquer le talion. A la tête de tout un groupe, ils partent donc de La Mecque pour l'Irak - pour la ville de Bassora précisément -, pensant y appeler les gens à soutenir leur demande de l'application du talion. (Fath Al-Bâri 12/354, 13/71).

Aïcha est traitée par 'Alî avec tous les égards qui lui sont dus; il demande à Muhammad ibn Abî Bakr, frère de Aïcha, de la conduire à Médine. Le Prophète lui avait dit un jour : "Quelque chose surviendra entre toi et Aïcha.
- Je serai alors le plus malchanceux des humains ! s'était exclamé Alî.
- Non, mais quand cela arrivera, fais-la retourner à son lieu de sécurité" (Fath Al-Bâri 13/70).



Sa mort (58 H.)

Elle est morte en 58 après l'hégire, au cours du 17e nuit de Ramadan à l'issue de la dernière prière nocturne.



Son enterrement

Elle avait demandée a être enterrée de nuit. (al-Hakim 4/6-7, Ibn Sa'ad 8/76-77, Siyar al-A'lam an-noubala 2/192 et d'autres sources)

Elle a été enterrée dans le cimetière Jannat al-Baqi' à Médine, à côté d'autres compagnons du prophète (صلى الله عليه و سلم).

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MessageSujet: Re: les épouses du prophète (saws)   Mar 18 Avr - 19:58

suite aichai (رضي الله عنها)
Ses mérites

Une fois elle demanda au Prophète (صلى الله عليه و سلم) "Comment est ton amour pour moi ?".
Il lui répondit: "Comme le nœud de la corde", voulant ainsi dire qu'il était fort et sûr.
A maintes reprises ensuite elle lui demanda comment était le nœud, il lui répondait: "De la même façon…".



Abou Moussa al-Ash'ari a indiqué que "Si nous, compagnons du Messager de Dieu, avions quelques difficultés sur une question, nous interrogions 'Aïcha (رضي الله عنها) à son sujet"



Al-Ahnaf (رحمه الله) a dit: "J'ai entendu des discours de Abou Bakr, de 'Omar, de 'Othman et de 'Ali jusqu'à ce jour, mais je n'ai pas entendu de discours plus persuasif et plus beau de la bouche d'une autre personne que de la bouche de 'Aïcha".

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